
Quand Plaisirs Nature rime avec greenwashing - heureusement qu’il y a Kibio et Sanoflore
6 nov

Quand Plaisirs Nature rime avec greenwashing - heureusement qu’il y a Kibio et Sanoflore
5 nov
Vu aujourd’hui : la vitrine Marron de Noël des “Plaisirs Nature” d’Yves Rocher. La marque se positionne sur un créneau nettement moyen de gamme, avec une communication visuelle proche de celle de L’Occitane. Le soin accordé au nouveau packaging illustre ce positionnement : le coffret Marron de Noël a beaucoup de points commun avec ce qu’on pourrait trouver chez The Body Shop dans la gamme Cacao, Karité et Noix du Brésil.
Non seulement Yves Rocher renouvelle ses codes (ici, authenticité et esprit cosy), mais en plus le Créateur de la Cosmétique Végétale s’engage, guide à l’appui, en faveur du recyclage, du respect des animaux, du bio et du développement des “populations locales” (des programmes proches du commerce équitable j’imagine). Dernière action en date : la participation à l’appel pour Copenhague. Voilà bien l’exemple d’une marque qui a décidé de diriger sa communication sur sa responsabilité sociale et environnementale et l’argument naturel semble porter – souvenons-nous qu’il y a quelques années à peine, elle n’était ni spécialement glamour ni engagée.
Edit (19 h) – En lisant le test de la gamme Huile d’Olive des Plaisirs Nature de Miss Lollilop, j’ai matière à critiquer écrire davantage. La composition annoncée des produits ne correspond pas aux promesses en termes d’AOC et de bio. Quand on dépense autant pour sa communication, c’est dommage de ne pas plus investir en R&D. Affirmer que Yves Rocher s’inspire de la richesse de la nature pour concevoir des soins efficaces et respectueux pour notre peau, c’est prendre le risque de s’exposer au retour du boomerang greenwashing ! Vu les réactions au test de Miss Lollilop, ça risque de faire mal.
4 nov
Vu aujourd’hui : les affiches Ricola avec la signature “Un bienfait de la nature”. Le thème naturel est dans l’air du temps et les plus célébres bonbons suisses n’échappent à cette règle. Le site Internet – tons jaunes et verts – est construit sur le signe de la santé et la vitalité par les bienfaits des plantes. Ricola met en avant sa culture d’entreprise basé sur “des responsabilités autant à l’égard des collaborateurs et collaboratrices que de la société et de l’environnement”.
En réalité, cette campagne a été lancée en mars sur un thème auquel Ricola est fidèle, publicité après publicité : la Suisse. Cela donne des slogans appréciés par nous Français qui aimons ironiser sur les habitudes de nos voisins, où il est moins question de nature que d’humour :
Si les Suisses parlent lentement, c’est parce qu’ils savourent
En Suisse, il est interdit de polluer. Surtout sa bouche
La Suisse, c’est si petit que 13 plantes doivent tenir dans un bonbon
21 oct
J’aime beaucoup l’idée de recyclage dans le sens de récupération et de transformation (une petite réflexion à lire ici) et je suis toujours curieuse de découvrir les campagnes de publicité à ce sujet.
La Semaine européenne de la réduction des déchets commence aujourd’hui. Le slogan “Réduisons nos déchets, ça déborde” évoqué dans l’article d’Actu Environnement m’a plu mais je suis un peu étonnée devant le visuel. Un monstre de détritus, une menace permanente de déchets ménagers : la campagne est construite sur un registre assez culpabilisant. Cela dit, elle ne s’arrête pas là et le site Internet offre des solutions nombreuses pour la maison comme pour l’entreprise.
Un exemple, les vêtements :
Des associations collectent des vêtements, des livres, des jouets ou encore du mobilier afin de leur donner une nouvelle vie et de les redistribuer à ceux qui en ont besoin. Les vide-greniers, les brocantes, ou les dépôts-ventes sont également un moyen de transmettre à d’autres ce dont on n’a plus l’usage. En donnant par exemple des vêtements qu’on ne porte plus, on peut réduire ses déchets de 2 kg par personne et par an.
Finalement, l’initiative que je préfère dans la campagne européenne vient de Belfast, elle s’appelle Stitch and Style (Maille et Style). Il y a quelque chose de rétro dans l’affiche qui rend l’opération attirante, sympathique, accessible. Bon clairement, mon humeur n’est ni au tricot ni à la couture mais plutôt à fouiller dans les placards et à réinventer avec ce qu’il y a. Le recyclage, une des petites joies du quotidien, je vous dis.
15 oct
Une belle boutique sur le Cours Mirabeau, une vitrine très 80s, des portants noirs lourds de vêtements colorés, des étiquettes en anglais avec la photo du vêtement porté par un jeune, plutôt girl next door que mannequin, une équipe de vente accueillante et disponible ; nous sommes aujourd’hui chez American Apparel.
American Apparel is a vertically integrated manufacturer, distributor and retailer, based in downtown Los Angeles, California. We currently employ approximately 10,000 people globally (about 5,000 in LA), and operate more than 260 retail stores in 19 countries. Within our business model, knitting, dyeing, cutting, sewing, photography, marketing, distribution, and design all happen in the company’s facilities in Los Angeles.
A l’origine, des mouvements de consommateurs ont lancé des actions (No Sweat, Lift The Label) pour s’opposer au phénomène des sweatshops. Ils prônaient la mise en place d’une charte éthique des marques, de conventions strictes avec les usines de sous-traitants et ont parfois lancé des appels au boycott, dont Nike, Gap et Walt Disney ont fait les frais. Continuer la lecture