Campagne Casino ‘Acteur Local Engagé’

 Mention spéciale au Groupe Casino qui dans sa campagne ‘Acteur local engagé‘ use là où il faut de la sémantique du développement durable.

En print (la pub ci-contre est tirée du Point) ou sur le site acteur-local-engagé, de beaux slogans, articles, réflexions, photos sur des opérations réalisées au sein des communes et des associations.

La question est de savoir pourquoi on utilise ce genre de termes maintenant, et à profusion, ce qui fait qu’ils sont vidés de leur sens. Initiative locale et acteurs engagés ne sont pas des caractéristiques auxquelles je penserais en premier pour décrire Casino. Pratique, flexible, proximité, oui certainement – irremplaçable Petit Casino à 50m qui dépanne le samedi soir à 19h30.

Si le vocabulaire DD est détourné, il va certainement s’enrichir de nouvelles expressions qui entreront par la suite dans le langage courant. J’attends le jour où je lirai sur un pub Casino les mots locavore et circuits courts. Lire la suite

Bonjour 2012

Mes meilleurs voeux pour cette année 2012 qui sera certainement colorée de rouge – au hasard, comme les lunettes d’Eva Joly – et de vert – comme les prétendus arguments de bien des produits de grande consommation. Initiatives locales et acteurs engagés seront également au menu de cette année, aux côtés de locavore et de Made in France, pour ceux qui veulent vivre d’idéaux et repousser les murs.

En parlant d’acteurs engagés, zoom sur Grenoble, où j’ai posé mes valises et où le développement durable se conjugue au pluriel, je vous invite à aller lire sur Ecolo-Info les portraits d’Isabelle Légé de l’Epicerie locavore et de Bérengère Reale d’Oclico.com et à parcourir une sélection du Festival du Film Nature et Environnement ainsi qu’une déclinaison locale de la campagne Le Juste Fruit.

C’est parti pour une année du tonnerre… bonne semaine à tous !

Lectures D’Hiver

L’hiver est là et que vous soyez en pause ou en pleine activité, je vous partage une revue de bouquins croisés au gré des rencontres (j’emprunte, j’échange, je troque) et de vagabondages au gré des rayons de la bibliothèque municipale et des librairies. Avant tout, notez la philosophie du jour de Garance Doré qui chausse ses chaussures de rando : “C’est mon amour de la nature et du plein air qui essaye de transpercer les barrières de ma superficialité.”  Je la fais mienne. Mais trêve de blogs, revenons au pêle-mêle littéraire.

La fragilité, faiblesse ou richesse ? (2009) Ensemble de réflexions sur la fragilité de l’humain et surtout une contribution sur le développement durable qui renverse la conception victimisante et manichéenne que l’on entend habituellement.

Eloge du carburateur de Matthew B. Crawford (2010) Une pépite qui allie philosophie et cambouis. Objet, travail, effort, tous les concepts au centre de notre société de l’abondance se retrouvent analysés de façon passionnante. Et sont une invitation à regarder son propre travail différemment.

Faut-il manger les animaux ? de Jonathan Safran Foer (2010) Un essai sur la consommation (ou non) de viande et poisson qui a fait couler beaucoup d’encre et auquel je viens de m’attaquer. Vous ne manquerez pas de me faire remarquer que les fêtes de fin d’années ne sont peut-être pas le moment idéal pour se plonger dans ce genre de lecture mais mon goût de la contradiction est plus fort que cet argument !

Est-ce ainsi que les hommes vivent de Gabriel Bauret (2005) Un album de photos prises aux quatre coins du monde et notamment celles de Sebastiao Sagaldo. Magnifiques photos de gens, d’objets et de paysages autour d’un titre qui reprend une belle chanson de Léo Ferré et les vers d’Aragon (Bierstube Magie allemande dans Le Roman inachevé) :

Est ce ainsi que les hommes vivent

Et que leurs baisers au loin les suivent

Bonne lecture, au coin du feu, dans le train, au frais, au chaud…

Collage # Lettre Verte

 

Depuis quelques semaines, la Lettre verte remplace le timbre tarif lent vert et la Poste applique un coup de peinture verte sur un produit (presque) déjà existant… Ce nouveau timbre, donc, ne changera pas le monde et ne devrait pas permettre d’enrayer le déclin de la missive papier au profit de l’électronique mais puisqu’il est à l’honneur aujourd’hui, il permet de rappeler aux amateurs de cartes argentées et de lettres au Père Noyel qu’il leur reste quelques jours pour confectionner et envoyer leurs pensées, avec un timbre bien dans le ton de la saison, en 48 heures et sans prendre l’avion pour la France métropolitaine. Très belles fêtes à tous !

Collage # Christmas Wishlist

A mon tour de publier ma liste, sans boots cloutés Balenciaga, sans idées pour hommes green, sans vouloir en rajouter non plus à la fatigue hivernesque, sous la forme un collage d’inspiration à partir du cliché d’Angelina Jolie par Annie Leibovitz pour Louis Vuitton. Cliché plus que publicité, parce qu’à part le sac Alto, rien n’est particulièrement bling bling dans cette image. Au contraire, le luxe semble être la réflexion en plein milieu de la nature cambodgienne. Ma liste, donc, ne présentera pas d’objet chéris mais des choses qui ne m’appartiennent pas et dont je m’inspire en apprentie green punk.

En cette période de fin d’année, mon souhait serait de pouvoir continuer à aller en bibliothèque et en librairie pour lire encore et toujours, remplir des carnets, peindre, rêver de changement, m’amuser avec les matières et les textiles pour des créations improbables mais uniques d’un Noyel reparé. Ah, et je renvoie l’ascenseur à un adorable chat qui m’avait taguée pour la note précédente. Ta liste, Mimi ?

Portrait

La piquante Mimi la Rage m’a envoyé d’un coup de griffe depuis Budapest un portrait chinois qu’elle a dressé avec le détachement qui la caractérise. A moi de faire une version greenwashing du portrait chinois (quel ange, ce chat, quelle connaissance aiguisée de la problématique de la communication verte). Peu appliquée à l’écriture de mes notes ces derniers temps pour cause jour épousailles, je ne peux toutefois échapper à la pression de Mimi dont je sens la menace à peine voilée de polluer mon blog de commentaires à propos, comme elle laisse ses poils sur le canapé de Patronne.

Donc, si j’étais…

Un écrivain : Naomi Klein pour sa plume critique envers les impacts socioéconomiques et environnementaux stratégies des marques, Pierre Rabhi pour sa vision de la sobriété heureuse, Hannah Arendt pour ses réflexions sur le travail et la consomation de la culture

Un aliment : le butternut que je cuisine à toutes le sauces et à tous les invités… en soupe, en gratin, en soufflé, avec du comté, des lardons,des oignons, du sésame, des oeufs, du paprika, du cumin… parce que c’est la saison !

Un supplice : m’empêcher de lire – des magazines futiles, des revues scientifiques, des bandes dessinées, de beaux livres d’art, des romans de chick lit, des essais de sociologie, des biographies de personnages historiques – que ce soit à la bibliothèque, dans le train ou dans mon lit parce que j’ai besoin d’ingurgiter des mots et des images pour créer

Un animal : un chat parce qu’il fait ce qu’il veut, mange quand il veut, cherche les caresses quand il veut. Je suis un peu fille à chats grâce à Nala mais je redoute la rencontre avec Mimi…

Une couleur : je déteste la peinture verte, surtout lorsqu’elle est appliquée sans doigté, et préfère les nuances de rouge et violet

Une pièce d’habitation : la cuisine pour prendre le temps de cuisiner de bons petits plats, de retour du marché, en piochant dans le frigo et les placards et en associant les goûts et les senteurs, de préférence pour des repas à rallonge avec la famille et les amis

Une profession : architecte, jardinier, éditeur, libraire

Un objet : un MacBook qui me suit depuis 4 ans au fil de mes pérégrinations en Europe (j’essaie d’ignorer le concept d’obsolescence programmée et espère avoir mon portable pour quelque temps encore avec moi) et un carnet, alter ego papier du MacBook où je consigne les images glanées au fil de mes lectures et les collages pour le blog

Une chanson : le Pouvoir des Fleurs de Laurent Voulzy

Un défaut : une tendance lourde à l’idéalisme au rêve et une propension à ne pas lâcher ce qui est commencé ce qui se traduit par un attachement sans faille au marché du coin plutôt qu’à la grande surface, et par une ténacité à recycler et à réutiliser pour donner une deuxième vie aux objets, surtout à l’approche de Noël.

A vous, Gigi, So et Anna !

Tous Candidats 2012 En Consommant Autrement

Un volet de la campagne Tous Candidats 2012 du Mouvement Colibris qui prend la forme d’un test sur les habitudes de consommation – une invitation ludique à consommer autrement. Au-delà des considérations économiques, sociales et environnementales abordées par Consommer autrement, j’aime le colibri qui s’agite inlassablement aux quatre coins du site pour “faire sa part”…

Campagne Ademe ‘Coach Carbone’

En 2010, l’Ademe a lancé conjointement avec la Fondation pour la Nature et l’Homme, le site Coach Carbone pour une sensibilisation aux économies d’énergie dans le domaine des transports, du logement, de l’équipement électroménager et de l’alimentation. La nouvelle campagne print est un peu déjà vu lisse, moins réussie que les spots. Le spot alimentation parle tellement bien aux femmes…

Campagne Du Mouvement Colibris ‘Tous Candidats 2012′

Sur l’invitation de l’Agence Sidièse, j’apporte ma touche personnelle à la campagne Tous candidats 2012 du Mouvement Colibris. Pas de logique politique ni de primaire présidentielle ici, mais une incitation pour chacun de nous, “citoyen, élu, entrepreneur”, à être acteur du changement et de créer en ligne l’affiche décrivant son engagement “pour une république des consciences“. Lire la suite

Campagne Biocoop ‘Notre Bio N’A Rien A Cacher’

Croisée sur le blog Advisers : la première campagne grand public de Biocoop, “Notre bio n’a rien à cacher” (Agence Oko). Voilà un exemple de campagne qui se veut transparente (comme en réponse à l’interview d’Anne-Sophie…) Lire la suite

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