Archives de février 2012

Pêle-Mêle Cosmétique Autour De Santa Maria Novella

Vanity, Garance Doré

J’ai beaucoup lu de magazines féminins ces derniers temps et scruté le traitement des cosmétiques naturels, bio, équitables. La liste des gammes labellisées des marques grand public s’allonge - Timotei Organic Delight en France et Organic+ en Chine en sont le dernier exemple – le créneau se porte bien, tandis que la mention sans paraben est devenue un passage obligé, parfois décrié. Malgré des évolutions dans les formulations des produits perceptibles ces dernières années, la communication des marques évolue peu, et finalement se ressemble d’une campagne à l’autre. L’argument naturel est quelque peu galvaudé à force d’être partout.

Alors je regarde aussi des marques de niche, celles qui ont une identité forte, des valeurs qui inspirent et des origines qui font rêver, bref qui évoquent une Madeleine de Proust. Lire la suite

Un Produit De Beauté Doit-Il Etre Cher Pour Préserver L’Environnement ?

Vu dans Citizen K International de l’automne 2011, l’encart Yves Rocher 1er du développement durable en France*

Un produit de beauté doit-il être cher pour préserver l’environnement ?

Un produit de beauté doit-il être cher pour être efficace et de qualité ?

En soi, le prix n’est pas une valeur, l’essentiel est à l’intérieur.

* Sur le secteur Cosmétique, Observatoire du Développement Durable IFOP 2009 et 2010. Imprimé sur papier issu de forêts gérées durablement, par une imprimerie labellisée Imprim’Vert.

J’ai trouvé peu de commentaires sur cette publicité à part celle de L’Observatoire indépendant de la publicité qui l’a ajoutée dans sa galerie en novembre dernier. Les notes ne sont pour l’instant pas très hautes. En cause, des engagements flous, la référence à une étude lamda (pas de l’Ademe en tous cas) permettant de communiquer sur cette place de n°1, et l’absence de mention de label indépendant faisant autorité dans le secteur des cosmétiques. Yves Rocher ne présente pas beaucoup d’arguments ici alors qu’il est l’un des premiers communicants concernant le développement durable, depuis sa campagne Récoltant, fabricant, distributeur (janvier 2009).

La question qui m’intéresse le plus ici est de savoir quelle est la place du prix dans le positionnement des produits Yves Rocher. La marque est en effet connue pour des produits bon marché, des offres, des remises aux clients et par conséquent ne met pas en avant dans sa communication l’extrême qualité de ses produits. En fait, l’argument semble inversé ici. Le mascara présenté est l’un des plus chers de la gamme et qui plus est, en édition limitée. Sauf que rien n’est spécifié de ses qualités pour la santé ou pour l’environnement. Fausse alerte. Dommage, la question que pose Yves Rocher appelle un ensemble de réponses que les laboratoires cosmétiques se devront de donner peu à peu pour accompagner les consommateurs dans les évolutions du monde passionnément complexe des artifices de la beauté.

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