Campagne Max Havelaar « C’Est Meilleur »

2009_08_03Vu dans Le Point de cette semaine : une campagne pour le label de commerce équitable Max Havelaar qui renvoie au site Internet C’est meilleur. Démonstration en 3 points : les produits du commerce équitable sont meilleurs pour moi (parce que c’est bon ou c’est beau), meilleurs pour les producteurs (parce qu’ils sont rétribués régulièrement et plus justement), meilleurs pour l’environnement (parce que les techniques écologiques sont encouragées).

L’utilisation de la réthorique du bon et du bien est risquée parce qu’elle implique que de la production à la distribution, la filière équitable soit sans reproche. Or elle n’est pas toujours transparente – cf critiques de Christian Jacquiau. Heureusement, il y a l’autodérision de Mademoiselle Agnès et de Jocelyn Quivrin.

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4 réflexions sur “Campagne Max Havelaar « C’Est Meilleur »

  1. On peut discuter de la transparence du label Max Havelaar sur des points précis. Cependant, le pamphlétaire Jacquiau n’est pas de ceux qui font avancer la cause du commerce équitable: chiffres faux, infos manipulées, sous-entendus invérifiables… A ce propos : http://transformaction.free.fr/article.php3?id_article=55

    Cela dit, à votre disposition pour discuter de la difficulté de créer une filière équitable peut-être pas sans reproche, mais qui soit en tout cas un véritable moyen de changer la donne pour un maximum de personnes au Sud. Pas facile, mais on y travaille.

    • thegreenwasher dit :

      Merci pour le lien. J’ai lu « Les coulisses du commerce équitable » de Jacquiau en même temps que « L’aventure du commerce équitable » du fondateur de Max Havelaar Frans Van der Hoof : je comprends bien que ce sont deux visions différentes de la filière équitable.
      Ce qui m’intéresse surtout, c’est comprendre la communication du commerce équitable. J’ai présenté la campagne « C’est meilleur » avant tout parce qu’elle m’a plu, parce qu’elle était à la fois idéaliste et drôle. Quand on utilise des termes comme bon/bien/mieux, on crée de fait une opposition entre une bonne et une mauvaise consommation, de bons et de mauvais gestes. Limite moralisateur. Dans les vidéos avec Mademoiselle Agnès et Jocelyn Quivrin, il y a au début cette idée de bien faire mais au fil du temps, les acteurs se moquent d’eux-mêmes. C’est ce second degré qui est à mon avis peut vraiment marcher pour promouvoir la filière équitable. J’ai aussi aimé cette campagne
      https://thegreenwasher.wordpress.com/2009/07/02/campagne-helvetas/

  2. MaRong dit :

    Je suis tout à fait d’accord avec la pub du brownie !
    Et j’aime bien la présentation des trois arguments, qui rappellent que c’est une filière globale qui joue sur le « tous gagnants ». J’aimerais que cet façon de présenter les choses vaille plus souvent pour la filière de l’alimentation bio pour laquelle on entend trop souvent un seul argument (« on mange bio parce que c’est bon pour la santé »), ce qui est très très facile à contredire.

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