Green Girls En Vogue

Etonnant ce Vogue d’avril – parfait pour ouvrir ma revue d’images à l’occasion de la Semaine du développement durable. J’ai observé cette semaine l’aspect visuel de la chose, en regardant publicités, photos et logos estampillés DD, à la recherche de formes de communication percutante et créative. J’ai aimé l’image du végétal qui reprend ses droits sur Faut-il manger de la viande et les tournures savoureuses de la dernière campagne RTL. Le Point a fait un numéro spécial où des articles de fond côtoyaient de la réclame dont la vertu peine à convaincre, type Ikea ou Le béton naturellement de la filière ciment/béton. Cette semaine s’était parée de toutes les nuances de vert pour l’occasion.

Mais revenons aux pages glacées de Vogue remplies de publicité pour des vêtements et accessoires tous plus beaux les uns que les autres. Ce numéro qui illustre bien des paradoxes de notre mode de vie, est une invitation à voyager léger, dans des coins isolés et dépouillés du superflu. Sasha Pivovarova se la joue green girl et Emmanuelle Alt, pour la première fois aux commandes du magazine, signe un édito qui exprime « l’art de nous faire regarder un paysage familier avec de nouveaux yeux » :

L’irrésistible Gisele en microrobe de dentelle blanche, tout en transparence, sur une route ensoleillée, est en couverture de ce numéro. Un Vogue qui annonce le printemps et souffle un vent nouveau. Esprit bohème, Far West, blanc graphique et dynamique… la mode a l’énergie du désir et occupe le terrain. L’envie de vêtements est de saison, tout comme l’envie de bien-être. Les « green girls » en savent quelque chose : tops models, stars de cinéma, chef en vue, elles ne jurent que par les crèmes bio, l’alimentation enzymatique ou l’écologie cutanée. Cette nouvelle vague verte est un raz de marée dont nous partageons les secrets.

Dans les pages qui suivent, des concepts étrangers à mon vocabulaire (« développement cutané durable ») me rappellent que les grandes marques cosmétiques ne se privent pas de surfer sur la vague écolo sans poser les questions fondamentales à savoir le pourquoi de notre consommation. Vous l’aurez compris, je vois dans cette réflexion autour du développement durable foison d’images contradictoires qui ne soulèvent pas véritablement (et en profondeur) les enjeux liés à la protection de l’environnement mais qui témoignent en tous cas d’un changement progressif de la gestion de leur image… La semaine du DD est terminée, vous pouvez donc éteindre votre ordinateur et reprendre une activité normale.

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