Slow Summer

L’été me donne l’impression que le temps s’étire et donne des possibilités infinies. Lentement, je regarde le jardin qui se développe – les orages de l’Ascension ont laissé une végétation plutôt bien en point pour ce début de juillet – les plants de tomate prospèrent, le basilic poivré souffre un poil de la chaleur, la vigne s’étire sur la tonnelle. Je prendrais bien quelques heures de lenteur culinaire pour préparer du coulis de tomate et des feuilles de vigne farcies. Ma, ceci est une invitation…

Ce petit iatus pour présenter une campagne du Petit Producteur, repérée dans les rayons des supermarchés et dans le magazine Brands de Monop. Une marque qui rassemble des produits locaux et de saison dont la photo et l’origine des producteurs sont des éléments centraux du packaging. Un effort considérable communication (site dédié avec rédactionnel et vidéos, blog, page Facebook) pour faire passer un message de bon sens, comme pour remplacer le contact privilégié avec le maraîcher du marché du coin qui ne fait pas payer le persil. C’est coloré, illustré, sympathique. Rien de tel qu’un arbre publicitaire comme celui-ci pour cacher la forêt de la réalité agricole française et européenne… Ce commentaire désabusé, non pour jeter les fraises avec l’eau de rinçage, mais pour inviter à regarder son petit producteur du marché de quartier plutôt que d’aller le chercher emballé de rouge chez Leclerc. Oh, j’ai hâte d’être samedi matin et d’avoir l’impression de changer le monde en remplissant mon panier de victuailles des environs.

2 réflexions sur “Slow Summer

  1. Effectivement un peu de sens critique face à ce genre d’initiatives marketing n’est pas de trop. J’aimerais bien savoir s’il y a une réelle différence de qualité entre ces produits et les fruits et légumes « classiques » vendus en grande surface.
    À mon avis la différence va surtout se situer au niveau du prix. Pour encore discréditer les initiatives bio et locavores, et faire passer ce mode de vie pour hors de prix, voire réservé aux classes bourgeoises.
    Merci bien …
    Moins de blabla mais un réel engagement en termes de développement durable (politique d’achat, économies d’énergies, etc) apporterait tellement plus …

  2. thegreenwasher dit :

    Sans avoir fait un comparatif de prix entre les produits Petit Producteur et les autres, j’imagine que l’effort de communication doit se répercuter sur le consommateur et non pas sur les marges de la grande distribution. Tout label (commerce équitable, bio et co) implique des coûts supplémentaires en termes de communication… Oui je préfère l’étal de mon maraîcher au marché : quelques km entre le lieu de production et le lieu de vente, agriculture raisonnée et/ou bio, des conseils pratiques pour cuisiner et apprécier des variétés de légumes peu utilisées. Ce n’est pas réservé qu’aux bobos !

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