Bio, Business & Projet De Société

2012_12_16Je reprends le titre de l’ouvrage de Philippe Baqué (interview à lire sur Basta !) dont l’argumentaire devrait intéresser tout à la fois les partisans de l’agriculture bio, ceux qui consomment en grande surface, les avocats du tout bio et les pourfendeurs du greenwashing. Philippe Baqué met le doigt sur l’agriculture bio qui n’est biologique que par label et qui ne remet pas en cause ses modes de production et de distribution. Justifiant au passage une spécialisation des cultures, des fraises bio espagnoles qui nous arrivent en hiver, des conditions de travail loin de respecter nos idéaux et des coût cachés, notamment d’ordre logistique. Voilà du grain à moudre pour les tenants de la consommation conventionnelle qui voient dans les deux lettres AB un voile de fumée qui justifie un prix plus élevé qu’un produit classique. Et au fond, ils n’ont pas tort. Une réponse se trouve peut-être sur le marché local bio basé sur les circuits courts ?

3 réflexions sur “Bio, Business & Projet De Société

  1. Gigi Argaud dit :

    Je ne veux pas crier: « cocorico, j’avais raison de me méfier » après avoir lu l’article de Philippe Baqué! Mais il est évident que l’agriculture biologique, qui avait commencé par des chartes honnêtes et justes, est devenue une source de profit pour les grandes surfaces, on pouvait tout craindre! Et ce « tout » est arrivé!
    Quelle tristesse d’être le témoin de ce gâchis! Certes, je suis capable de rechercher les produits de proximité, de fréquenter mes petits marchés plutôt que les grandes surfaces, mais est-ce possible pour tout le monde? Lutter contre le profit à tout prix?  » Il était question de transparence, de prix équitable, de solidarité, de non-exploitation des pays du Sud, de fermes à taille humaine, diversifiées et les plus autonomes possible, de consommation de proximité.. » dit ce journaliste! Où va-t-on?.
    Cet article peut-il être largement diffusé? J’aimerais que ce soit le cas!

  2. thegreenwasher dit :

    Oui… j’ai beaucoup parlé des marques qui avançaient des arguments écolo peu convaincants (100% naturel, avec de vrais fruits, etc) mais la question des labels bio me semble être encore plus préoccupante. La valeur d’un label repose sur la confiance. Si l’on vide de ce label tout son contenu, tout son sens, le greenwashing est total.
    Bon, pour Noël, on ne se fournit pas en produits bio au supermarché mais au marché des producteurs, c’est une façon de contourner un système auquel on n’adhère pas.

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