Green Interview # Thibaut Mallecourt, Les Petits Frenchies

Oui, amis juilletistes, vous avez bien fait de continuer à venir lire par ici. Après l’interview de Joséphine de Moody Green, c’est le tour de Thibaut Mallecourt pour Les Petits Frenchies. Ce site lancé en novembre dernier fait la part belle aux jeunes marques françaises, « créatrices de tendances d’aujourd’hui et de demain ». Lisez plutôt.

Parcours. 29 ans, formation en commerce et management. J’ai lancé Les Petits Frenchies en novembre 2012 après avoir monté une première start up, SoWeTrip, revendue à un industriel du secteur, Easyvoyage. Nous sommes aujourd’hui trois associés et quatre opérationnels. Notre mission est de crédibiliser et créer de la visibilité qualifiée aux marques françaises proposant des produits et services de qualité.

Nous avons choisi notre nom avec d’une part « Frenchies » pour marquer notre positionnement français et d’autre part « Petits » pour souligner ironiquement la capacité de jeunes marques innovantes à grandir. Après plusieurs mois de travail, notre quotidien tourne autour de cette réalité > Nos entreprises ont du talent, aimons-les !

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Green Interview # Joséphine, Moody Green

Amis juilletistes, vous faites bien de continuer à suivre ce blog ! Aujourd’hui et demain, je vous propose 2 interviews bien dans l’air estival, qui vous inviteront à rêver de vêtements et objets de qualité, imaginés par des passionnés et créés par des petites mains expertes, pour durer.

Première rencontre avec Joséphine, co-fondatrice de Moody Green, joyeuse petite marque de t-shirts et d’écharpes en coton bio, qui répond aux 3 questions de la green interview avec un entrain communicatif.

Parcours. J’ai 28 ans et je travaille dans la mode depuis plusieurs années, de Lovemilla à Issey Miyake en passant par The Kooples. Je suis maintenant acheteuse chez Monoprix. La création de Moody Green est partie d’un petit moment de folie avec Charlotte, amie d’enfance qui travaille chez Greenaffair. Nous sommes conscientes que nous faisons partie d’un large mouvement de marques dites éthiques et que pour que cette aventure fonctionne, il faut du temps (à défaut d’argent).

Nous avons choisi de créer un produit unique, le t-shirt – parce qu’il accompagne tout au long de la vie (neuf dans la journée, usé pour dormir) et parce qu’il se marie avec une veste pour aller au travail ou avec des jeans pour une tenue plus décontractée. Ma soeur scénariste a écrit un texte sur la vie d’un t-shirt, texte qui est joint avec chaque t-shirt Moody Green. Avec les chutes de tissu, nous fabriquons des écharpes qui sont des accessoires pratiques et douillets.

Le coton biologique est cultivé en Inde et les t-shirts & écharpes sont également fabriqués dans des ateliers indiens. La recherche de fournisseurs a été compliquée mais nous avons finalement trouvé une usine intégrée qui peut nous garantir la provenance du coton et la confection de nos textiles. Nous sommes satisfaites d’avoir pu concilier une démarche éthique et une recherche esthétique. [ndlr – voilà de quoi relancer les débats sur le Made in Bengladesh]. D’ailleurs nous avons choisi de soutenir l’ONG Environmental Justice Foundation. en leur reversant 1€ pour chaque t-shirt acheté. Lire la suite

Green Interview # Nicolas, Faguo

2013_04_26

Changement d’échelle. Je vous parlais de la collection Conscious du géant suédois H&M qui faisait la part belle au coton bio et au polyester recyclé avec l’image de Vanessa Paradis, place maintenant à la collection capsule issue de la collaboration entre la petite marque française Faguo avec les Danois de A Question Of. Retour sur une opération série limitée de chaussures en coton bio racontée par Nicolas, co-fondateur de la marque.

Parcours. Nicolas, 26 ans, a débuté l’aventure Faguo voilà 4 ans dans le cadre de son cursus en école de commerce. Plutôt que de faire un stage dans une entreprise renommée, il souhaite créer sa structure avec un ami de promo, Fred. Partis en Chine dans le cadre d’Erasmus, ils découvrent le goût pour l’entrepreneuriat au sein de la culture chinoise. A leur retour en France, ils décident de monter leur boîte. Pas forcément fétichistes de la chaussure, ils choisissent de créer un produit répondant aux exigences financières et esthétiques des étudiants et surtout française – d’où le nom, Faguo, qui signifie France en chinois. Loin du rêve de Nike, l’aventure Faguo commence avec 5000 paires produites avec les investissements des amis dits ‘ambassadeurs’ dans les universités et les écoles. Signe distinctif : un bouton en noix de coco. L’idée fonctionne (2000 paires vendues à Paris et 1200 à Lyon en quelques jours grâce à l’action des ambassadeurs) et les réseaux sociaux, Facebook en première ligne, permettent de relayer les informations et de constituer une communauté Faguo avant que les circuits de distribution se mettent en place.

Le projet étudiant d’alors emploie aujourd’hui 14 personnes en CDI et 3 stagiaires. Les valeurs de Faguo constituent une colonne vertébrale qui donne un sens à son développement : mode > une collection automne-hiver et une printemps-été, ainsi que des collections capsules ; dynamisme > une start-up très réactive autour d’une communauté de clients et de fans ; responsabilité > une prise de conscience de l’impact environnemental de la production de chaussures. Lire la suite

Green Interview # Robert Klüsener, Feuerwear

Un post aux couleurs des vacances en ces derniers jours de juin alors qu’il est temps de faire les valises pour un week-end. Vous vous êtes peut-être déjà demandé de quoi sont faits vos besaces, sacs, portefeuilles, étuis à portable… Ceux de la marque Feuerwear ne sont ni en nylon ni en cuir mais en matériel récupéré chez les pompiers. Robert Klüsener, responsable communication et vente de la marque allemande de sacs issus du réemploi de lances incendies, a accepté de répondre à la Green Interview.

Feuerwear a été fondé en 2005 avec l’objectif de créer une mode durable par l’upcycling, c’est-à-dire par l’utilisation des matières de récupération. Fonctionnalité et qualité sont deux caractéristiques importantes pour Feuerwear dans la mesure où un produit ne devient durable que s’il reste en état pour longtemps et s’il utilisé régulièrement.

L’idée est née lors du projet à la fin de mes études d’ingénierie textile : dans le cadre de mon mémoire, je me suis demandé comment réutiliser des matières vouées à finir à la poubelle pour en faire des nouveaux produits, cela en impactant le moins possible l’environnement. Après des essais avec des sacs à café et des voiles de bateau, j’ai finalement trouvé la matière adéquate. Les lances à incendie transformées en sacs à main, besaces et cartables sont des produits modernes et durables et, bien sûr, en accord avec l’environnement.

Je m’occupe maintenant du marketing et de la distribution des pièces Feuerwear tandis que mon frère Martin est en charge du design et de la production. Nos pièces sont aujourd’hui vendues chez plus de 80 distributeurs dans 11 pays et sur 3 continents.

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Portrait

La piquante Mimi la Rage m’a envoyé d’un coup de griffe depuis Budapest un portrait chinois qu’elle a dressé avec le détachement qui la caractérise. A moi de faire une version greenwashing du portrait chinois (quel ange, ce chat, quelle connaissance aiguisée de la problématique de la communication verte). Peu appliquée à l’écriture de mes notes ces derniers temps pour cause jour épousailles, je ne peux toutefois échapper à la pression de Mimi dont je sens la menace à peine voilée de polluer mon blog de commentaires à propos, comme elle laisse ses poils sur le canapé de Patronne.

Donc, si j’étais…

Un écrivain : Naomi Klein pour sa plume critique envers les impacts socioéconomiques et environnementaux stratégies des marques, Pierre Rabhi pour sa vision de la sobriété heureuse, Hannah Arendt pour ses réflexions sur le travail et la consomation de la culture

Un aliment : le butternut que je cuisine à toutes le sauces et à tous les invités… en soupe, en gratin, en soufflé, avec du comté, des lardons,des oignons, du sésame, des oeufs, du paprika, du cumin… parce que c’est la saison !

Un supplice : m’empêcher de lire – des magazines futiles, des revues scientifiques, des bandes dessinées, de beaux livres d’art, des romans de chick lit, des essais de sociologie, des biographies de personnages historiques – que ce soit à la bibliothèque, dans le train ou dans mon lit parce que j’ai besoin d’ingurgiter des mots et des images pour créer

Un animal : un chat parce qu’il fait ce qu’il veut, mange quand il veut, cherche les caresses quand il veut. Je suis un peu fille à chats grâce à Nala mais je redoute la rencontre avec Mimi…

Une couleur : je déteste la peinture verte, surtout lorsqu’elle est appliquée sans doigté, et préfère les nuances de rouge et violet

Une pièce d’habitation : la cuisine pour prendre le temps de cuisiner de bons petits plats, de retour du marché, en piochant dans le frigo et les placards et en associant les goûts et les senteurs, de préférence pour des repas à rallonge avec la famille et les amis

Une profession : architecte, jardinier, éditeur, libraire

Un objet : un MacBook qui me suit depuis 4 ans au fil de mes pérégrinations en Europe (j’essaie d’ignorer le concept d’obsolescence programmée et espère avoir mon portable pour quelque temps encore avec moi) et un carnet, alter ego papier du MacBook où je consigne les images glanées au fil de mes lectures et les collages pour le blog

Une chanson : le Pouvoir des Fleurs de Laurent Voulzy

Un défaut : une tendance lourde à l’idéalisme au rêve et une propension à ne pas lâcher ce qui est commencé ce qui se traduit par un attachement sans faille au marché du coin plutôt qu’à la grande surface, et par une ténacité à recycler et à réutiliser pour donner une deuxième vie aux objets, surtout à l’approche de Noël.

A vous, Gigi, So et Anna !

Interview # Anne-Sophie Novel

Pour clore cette série de notes sur la communication des efforts de développement durable des marques de l’agro-alimentaire, Anne-Sophie Novel, initiatrice d’Ecolo-Info, auteur du blog Locavore’spirit* et du Guide du Locavore, répond aux trois questions traditionnelles de la green interview. Les voici en primeur.

Je suis devenue journaliste indépendante par des voies détournées. Vu le contexte difficile que connaît la presse, je ne me suis pas orientée vers une école de journalisme mais vers des études d’économie. Mon cursus axé sur les thèmes du commerce, du développement et des inégalités, m’a encouragé à poursuivre ensuite dans les médias. Partant du constat du manque d’information concernant le développement durable, j’ai lancé la plateforme Ecolo-Info en 2007. En plus de mon activité de journaliste, je fais aujourd’hui de la formation et du conseil en parallèle de mon engagement auprès de projets associatifs. Lire la suite

Interview # Nathalie Lebas-Vautier d’Ekyog

Derrière les Pochettes Pour longtemps, voici Nathalie Lebas-Vautier, cofondatrice avec Louis-Marie Vautier d’Ekyog, marque éco-conçue qui fait son chemin depuis sa création il y a 7 ans. Le People Tree français se veut résolument optimiste et idéaliste jusque dans ses boutiques, sa communication et son association Terre d’Ekyog. Présentation d’une jeune maman bio.

En 2004, nous avons eu, avec mon mari, la volonté de changer le monde et de donner du sens à notre action, dans une « croisade idéaliste » face à la filière textile dans laquelle nous travaillions. Peu d’argent, une page blanche : nous avions en réalité beaucoup de contraintes. Les médias n’abordaient alors pas la thématique du développement durable et les industriels faisaient des efforts très limités dans ce sens. Nous avons toutefois rencontré un partenaire idéaliste et engagé – qui collaborait avec Greenpeace – avec qui nous avons pu travailler sur les quantités et sur l’aspect mode de nos collections.

Le projet s’est construit avec nos collaborateurs et nos clientes. Ekyog est pour moi un projet de famille et de vie : mon mari s’occupe de la direction commerciale (développement et animation des magasins) et je dirige la création, le développement de la production, les achats, le marketing et la communication. Lire la suite