Après La COP21

2015_12_17

Vous avez dû croiser cette page il y a plusieurs mois dans la presse. Une page de pub vide, voilà qui est peu commun. Pas tout à fait de la subversing pour la COP21, loin des promesses limite greenwashing entendues à l’amorce de la conférence internationale.

A l’initiative de la Fondation Nicolas Hulot, une page à écrire avec un ensemble de projets proposant des solutions pour le climat, relayés et médiatisés. Une première puis une deuxième session de vote ont été réalisées et 5 lauréats My positive impact mis en avant avec chacun un projet facteur de changement dans notre quotidien.

Cette page blanche me donne l’occasion de clôturer la série de collages sur la COP21 et le film Demain et de laisser la place au plaidoyer porté par de nombreuses associations. Très bonne fin d’année à vous !

 

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Un Hiver A 180°

2013_12_10

Le #2 de 180°C est disponible. Le chou rouge hivernal a remplacé la tomate verte estivale et, comme le #1, ça se mange avec les yeux. Et ça donne de l’inspiration pour les fêtes de Noël, en mode flexitarien. Une belle place est donnée aux viandes, poissons, légumes et fruits d’automne et d’hiver, de qualité et à pleine maturité. Voilà qui promet pour l’hiver : (re)découvrir ce qui est bon et qui fait du bien, voir l’horizon culinaire à 180°.

En parlant de changement de point de vue, je vois qu’il y a une médiatisation croissante de l’alimentation végétale. Peut-être vous qui me lisez avez aussi l’habitude des blogs de végétariens et végétaliens ? En tous cas je lis de plus en plus sur le sujet depuis Faut-il manger les animaux et j’aime beaucoup ce qu’écrit Antigone XXI. Est-ce une tendance de fond, complémentaire au phénomène bio et locavore ? Peut-on imaginer un réveillon avec de la truite fumée locale, ou des toasts veggie, ou le saumon norvégien est-il la norme ? Si certaines marques répondent positivement, Bjorg en tête, le menu de Noël s’annonce classique au pays du foie gras.

Un Eté A 180°

Ne pas oublier dans votre valise // sur la plage // après la randonnée // en avion de prendre un peu de lecture. Je vous présente deux suggestions de lecture que je vais emmener avec moi, deux titres sortis il y a quelques temps et encore en vente.

2013_07_31#1

La couverture du premier a joué sur ma corde sensible. Une belle tomate verte sur fond noir, c’est 180°C des recettes et des hommes, premier mook (magazine book publié 2 fois par an) consacré à la cuisine et à la gastronomie, avec une nette orientation locavore. Et une vraie source d’inspiration pour cuisiner les quelques tomates cerises produites sur mon balcon ; une motivation supplémentaire à renouveler l’expérience au printemps prochain. 19,90€ en librairie

2013_07_31#2

La couverture du second joue davantage la carte sombre avec un cliché noir et blanc d’un tombeau nucléaire sous terre. Le mook Centre commercial, petit dernier de la boutique éponyme, traite de sujets de société dans une optique écologique : en vrac, mode façon Veja, hackers, déchets nucléaires. On n’est pas forcément sur la même longueur d’ondes que les choix de vie des personnalités décrites tout au long de ces 172 pages mais j’aime le fait qu’ils soient variés, éclectiques, inclassables et qu’ils donnent à voir le monde autrement. 15€ sur le site de Centre Commercial

C’est le dernier jour de juillet – beau mois d’août et à la rentrée !

Bio, Business & Projet De Société

2012_12_16Je reprends le titre de l’ouvrage de Philippe Baqué (interview à lire sur Basta !) dont l’argumentaire devrait intéresser tout à la fois les partisans de l’agriculture bio, ceux qui consomment en grande surface, les avocats du tout bio et les pourfendeurs du greenwashing. Philippe Baqué met le doigt sur l’agriculture bio qui n’est biologique que par label et qui ne remet pas en cause ses modes de production et de distribution. Justifiant au passage une spécialisation des cultures, des fraises bio espagnoles qui nous arrivent en hiver, des conditions de travail loin de respecter nos idéaux et des coût cachés, notamment d’ordre logistique. Voilà du grain à moudre pour les tenants de la consommation conventionnelle qui voient dans les deux lettres AB un voile de fumée qui justifie un prix plus élevé qu’un produit classique. Et au fond, ils n’ont pas tort. Une réponse se trouve peut-être sur le marché local bio basé sur les circuits courts ?

Banque, Agriculture, Eau – Les Révolutions Tranquilles

La neige est tombée sur les collines et donne un manteau blanc aux arbres et aux toits ! Cela vaut bien une petite sélection de films illustrant le million de révolutions tranquilles à voir bien au chaud, pour vos soirées et week-ends en intérieur.

La banque qui veut prêter plus de Valérie Denesle (2012) > un regard sur la NEF

Les moissons du futur de Marie-Monique Robin (2012) > agroécologie à travers le monde 

Nestlé et le business de l’eau en bouteille de Urs Schnell et Res Gehriger (2012) > à la recherche des sources pures pour l’industrie agroalimentaire

Des Légumes Et Des Hommes

Aurélie Cantin, asperges blanches d’argenteuil, presque une peinture flamande

Parfaite transition avec Blédina, cette exposition Des légumes et des hommes… un travail de Joëlle Dollé et de Christophe Opec autour des légumes, tous les légumes, ceux que l’on mange quotidiennement ou presque, et ceux dont on a jamais vu la couleur. L’exposition se tient en région parisienne depuis mai et au Chaix de Bercy jusqu’au 31 décembre.

La bonne idée est de faire correspondre au livre un site Internet qui donne envie de voir, découvrir, comprendre ces productions sorties de terre. C’est dans les pages glacées du M le Magazine du Monde, faute de la voir en vrai, que j’ai fait connaissance de cette expo avec ses modèles plus ou connus – Michel Onfray, philosophe du goût, Alain Passart, chef étoilé. Tiens, celui-ci tient du raifort, c’est la première fois que je vois cette racine que je ne connais que de nom et que je crois ne jamais avoir mangé ! Lire la suite

Du Vert Dans Les Oreilles

Oyez, oyez, des émissions radio qui sont passées cet été sur les thématiques environnementales. Voici une sélection de podcasts – France Inter en intraveineuse – pour alimenter votre réflexion.

Yann Arthus-Bertrand dans Ils changent le monde de Caroline Fourest sur France Inter. Ou comment poursuivre le débat sur la communication autour de la protection de l’environnement, coincée dans le dilemme du discours sans action et de l’action sans valorisation par le discours.

Dans la même émission, une rencontre avec Tristan Lecomte. Ou trouver la continuité entre le commerce équitable selon Alter Eco et des projets de reforestation aux quatre coins du globe avec Pur Projet.

Le Vert est vide en Russie, dans l’émission Le monde sur un plateau sur France Inter. Ou comment prendre conscience du prix de l’énergie assumé par le consommateur et le coût environnemental de cette énergie (à mettre en parallèle avec les actions récentes de Greenpeace en Sibérie dans la République de Komi ou en Mer de Pechora).

Enfin, pile dans l’actualité, l’intervention d’Arnaud Gossement dans le 5/7 de Dorothée Barba. Ou comment poser la question de l’intervention politique sur le prix des carburants alors que la taxe carbone a été abandonnée il y a quelques mois et que les modes de transport doux restent de l’ordre de la contrainte ou de l’utopie pour beaucoup.

Bonne rentrée en son et à très vite en images.

Forever Now

Icons of heritage : the green and red stripe. Inspired by the beauty and grace of the equestrian. Signature colors for legacy.

Forever Now, c’est une des campagnes de Gucci incarnée par Charlotte Casiraghi dont on a vu les premières images cette semaine. La griffe italienne vert-rouge nous livre une réinterprétation de son héritage et de ses codes distinctifs, comme ses consoeurs du secteur du luxe savent si bien le faire. Comme Santa Maria Novella, voilà un savoir-faire hors du temps dont la réputation va bien au-delà de l’Italie.

Le visage de Forever Now est celui d’une contributrice d’Ever Manifesto, exemple de recherche de développement durable dans la luxe. Le dernier opus intitulé Everbamboo est consacré au bambou, emblème de la maison Gucci. Evidemment, ce travail n’est qu’une goutte d’eau dans un océan de fast fashion. Pourtant, on a besoin de symboles et d’ambassadeurs de la slow fashion, d’icônes qui donnent envie de troquer/réutiliser ses accessoires et de vider son dressing à l’arrivée du printemps. Le luxe, malgré son lot d’ostentation, continue de me donner une leçon, moi consommatrice lamda – celle de choisir avec soin et d’aimer pleinement les objets du quotidien, maintenant et pour longtemps.

Lectures D’Hiver

L’hiver est là et que vous soyez en pause ou en pleine activité, je vous partage une revue de bouquins croisés au gré des rencontres (j’emprunte, j’échange, je troque) et de vagabondages au gré des rayons de la bibliothèque municipale et des librairies. Avant tout, notez la philosophie du jour de Garance Doré qui chausse ses chaussures de rando : « C’est mon amour de la nature et du plein air qui essaye de transpercer les barrières de ma superficialité. »  Je la fais mienne. Mais trêve de blogs, revenons au pêle-mêle littéraire.

La fragilité, faiblesse ou richesse ? (2009) Ensemble de réflexions sur la fragilité de l’humain et surtout une contribution sur le développement durable qui renverse la conception victimisante et manichéenne que l’on entend habituellement.

Eloge du carburateur de Matthew B. Crawford (2010) Une pépite qui allie philosophie et cambouis. Objet, travail, effort, tous les concepts au centre de notre société de l’abondance se retrouvent analysés de façon passionnante. Et sont une invitation à regarder son propre travail différemment.

Faut-il manger les animaux ? de Jonathan Safran Foer (2010) Un essai sur la consommation (ou non) de viande et poisson qui a fait couler beaucoup d’encre et auquel je viens de m’attaquer. Vous ne manquerez pas de me faire remarquer que les fêtes de fin d’années ne sont peut-être pas le moment idéal pour se plonger dans ce genre de lecture mais mon goût de la contradiction est plus fort que cet argument !

Est-ce ainsi que les hommes vivent de Gabriel Bauret (2005) Un album de photos prises aux quatre coins du monde et notamment celles de Sebastiao Sagaldo. Magnifiques photos de gens, d’objets et de paysages autour d’un titre qui reprend une belle chanson de Léo Ferré et les vers d’Aragon (Bierstube Magie allemande dans Le Roman inachevé) :

Est ce ainsi que les hommes vivent

Et que leurs baisers au loin les suivent

Bonne lecture, au coin du feu, dans le train, au frais, au chaud…

3 Jours En Locavore

Forget Organic, Eat Local, Time, 12 mars 2007

Une couverture qui date de 4 ans déjà !

Forte de mes emplettes au marché, je me mets aux fourneaux pour préparer de bons petits plats issus de produits locaux et de saison. A la manière des J’ai testé de Laure Noualhat dans Terra Eco, voici le compte rendu de mon immersion dans le régime locavore.

Le mois de juillet est une saison plutôt propice au mode locavore – entre rosé et saucisson du coin, courgettes et aubergines grillées avec du romarin et du sel de Guérande, melons et pêches, panna cotta maison, rien originaire d’au-delà de 200 km. Ca peut se faire et ça peut devenir un jeu : choisir de la charcuterie ardéchoise plutôt qu’italienne, opter pour du jus de fruit de pommes des Alpes plutôt que d’oranges de Floride. Je pousse le bouchon jusqu’à préférer une crème hydratante certifiée Carbone tolérance (que je ne mange pas…) puisque consommer local ne se réduit pas à l’alimentation.

Bémol. Du petit dèj au dîner, de nombreux ingrédients usuels sont à éviter dans le cadre d’un régime locavore. Pas de thé le matin, de noix du Brésil à l’apéro, de cumin ou de curry dans une sauce, ni de chocolat (ma source principale d’apport en magnésium) après le repas. Parmi les autres ingrédients manquants, le parmesan et les produits italiens que nous ramenons avec ma moitié. Peut-être dois-je demander une dérogation auprès des instances de contrôle locavore  ? PAs facile non plus de restreindre ce que j’offre à mes invités… Ce ne sont donc pas tout à fait 3 jours en locavore – ouf, aucun ayatollah du local ne me surveille pendant que j’écris cette note – mais les bases sont posées. L’été se conjugue bien en slow and local food.