Un Hiver A 180°

2013_12_10

Le #2 de 180°C est disponible. Le chou rouge hivernal a remplacé la tomate verte estivale et, comme le #1, ça se mange avec les yeux. Et ça donne de l’inspiration pour les fêtes de Noël, en mode flexitarien. Une belle place est donnée aux viandes, poissons, légumes et fruits d’automne et d’hiver, de qualité et à pleine maturité. Voilà qui promet pour l’hiver : (re)découvrir ce qui est bon et qui fait du bien, voir l’horizon culinaire à 180°.

En parlant de changement de point de vue, je vois qu’il y a une médiatisation croissante de l’alimentation végétale. Peut-être vous qui me lisez avez aussi l’habitude des blogs de végétariens et végétaliens ? En tous cas je lis de plus en plus sur le sujet depuis Faut-il manger les animaux et j’aime beaucoup ce qu’écrit Antigone XXI. Est-ce une tendance de fond, complémentaire au phénomène bio et locavore ? Peut-on imaginer un réveillon avec de la truite fumée locale, ou des toasts veggie, ou le saumon norvégien est-il la norme ? Si certaines marques répondent positivement, Bjorg en tête, le menu de Noël s’annonce classique au pays du foie gras.

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Suffit-Il De Manger Bio Pour Bien Manger ?

Bjorg, première marque française de produits alimentaires biologiques, continue de poser la question à l’occasion de ses 25 ans : « suffit-il de manger bio pour bien manger ? » La réponse est évidemment négative, il suffit d’écouter ou lire les conversations avec Pierre Rabhi. Il ne suffit pas de manger bio pour changer le monde, voilà qui pourrait être le fil conducteur de ce blog qui fête aujourd’hui 4 ans d’articles sur la communication des marques bio, naturelles, équitables – ou pas.

J’ai raconté bien des questionnements et des découvertes en matière de nourriture, des évolutions aussi que je pourrais résumer ainsi : la recherche de plaisir dans les aliments inspirée par le bon sens. Il y a les campagnes pour les gammes bio des marques de distributeur type Carrefour et Auchan qui reviennent régulièrement. Quel est leur intérêt, si la donnée déterminante est le prix et non manger mieux ? Au quotidien, je ne suis pas adepte de la Bio-Nutrition (l’expression est de Bjorg) ; par exemple, je ne cherche pas à substituer les produits laitiers au lait d’avoine ou d’amande et le blé gorgé de gluten à la farine de riz ou de châtaigne. Les idées font toutefois leur chemin (ndlr – les cookies au chocolat avec cette recette extra de Clothilde Dusoulier, variante au son d’avoine, une tuerie !) et le défi serait de produire ma nourriture. Pour l’instant, les jardinières du balcon n’accueillent que des plantes aromatiques qui accompagnent des plants de tomates cerises et de poivron…

On en reparle dans un an ?

Ce n’est pas parce qu’on va tous manger bio que le monde va changer. On peut manger bio et recréer nos tares fondamentales. L’aventure humaine ne doit pas se résumer à l’économie d’énergie ou à l’innovation. L’aventure humaine, c’est comment devenir une société qui soit belle, rayonnante, légère.

Pierre Rabhi

Manger Ou Ne Pas Manger, Telle Est La Question

Vu dans Terra Eco du mois de juin : Jardin Bio et Bjorg. Le bio ne se réduit pas aux légumes ou aux oeufs et ces marques positionnées sur le segment naturel ont bien compris quel est leur intérêt. Distribuées en grandes surfaces, elles communiquent sur leur savoir faire (et du coup pour se démarquer de la concurrence des marques de distributeurs comme Monoprix et Auchan). Impossible de passer à côté de cette tendance de plats vertueux :

Jardin Bio double sa campagne presse d’affiches 4×3 dans les grandes villes françaises avec des slogans type Croquez Jardin Bio et faites le bon zeste pour la planète (avis aux amateurs de jeux de mots)

Bjorg produit une série de publicités avec des questionsSuffit-il de manger bio pour bien manger ? Vos céréales Bio, vous les préférez avec ou sans sirop de glucose ? Pédagogique tout en restant plutôt esthétique.

Je lisais ELLE du 18 juin où l’édito d’Alix Girod de l’Ain a encore fait mouche – vous savez que le Docteur AGA est ma référence en matière d’écriture, sa plume étant pour moi une arme de conviction humoristique massive – en décrivant le parcours de la ménagère stressée bien informée au supermarché.

A l’heure des petits déjeuners au Pain Quotidien sous les premiers rayons du soleil et des barbecues sans limite d’horaire, l’auteur de Sainte Futile pourrait conclure : manger ou ne pas manger, telle est la question : Lire la suite