3 Jours En Locavore

Forget Organic, Eat Local, Time, 12 mars 2007

Une couverture qui date de 4 ans déjà !

Forte de mes emplettes au marché, je me mets aux fourneaux pour préparer de bons petits plats issus de produits locaux et de saison. A la manière des J’ai testé de Laure Noualhat dans Terra Eco, voici le compte rendu de mon immersion dans le régime locavore.

Le mois de juillet est une saison plutôt propice au mode locavore – entre rosé et saucisson du coin, courgettes et aubergines grillées avec du romarin et du sel de Guérande, melons et pêches, panna cotta maison, rien originaire d’au-delà de 200 km. Ca peut se faire et ça peut devenir un jeu : choisir de la charcuterie ardéchoise plutôt qu’italienne, opter pour du jus de fruit de pommes des Alpes plutôt que d’oranges de Floride. Je pousse le bouchon jusqu’à préférer une crème hydratante certifiée Carbone tolérance (que je ne mange pas…) puisque consommer local ne se réduit pas à l’alimentation.

Bémol. Du petit dèj au dîner, de nombreux ingrédients usuels sont à éviter dans le cadre d’un régime locavore. Pas de thé le matin, de noix du Brésil à l’apéro, de cumin ou de curry dans une sauce, ni de chocolat (ma source principale d’apport en magnésium) après le repas. Parmi les autres ingrédients manquants, le parmesan et les produits italiens que nous ramenons avec ma moitié. Peut-être dois-je demander une dérogation auprès des instances de contrôle locavore  ? PAs facile non plus de restreindre ce que j’offre à mes invités… Ce ne sont donc pas tout à fait 3 jours en locavore – ouf, aucun ayatollah du local ne me surveille pendant que j’écris cette note – mais les bases sont posées. L’été se conjugue bien en slow and local food.

Publicités

Labels & Cosmétiques : L’Exemple De 255 And ME

Le rapport TerraChoice 2010 met en avant les sept péchés du greenwashing, sept pratiques répandues dans le champ de la communication des marques présentant des arguments environnementaux. Par rapport à l’an dernier, un élément supplémentaire est à noter, celui de la reconnaissance des labels. Cette question de la labellisation est cruciale parce qu’elle conditionne la confiance des consommateurs dans les produits issus de l’agriculture raisonnée, biologique ou équitable – je fais volontairement ici le rapprochement entre des catégories de produits dont les chartes diffèrent mais qui reposent sur la crédibilité des labels. Or la recherche de modes de production et de consommation alternatifs passe, selon moi, à la fois par la labellisation ou l’absence de labellisation et je vois un exemple significatif dans le domaine des cosmétiques avec 255 and ME. Lire la suite

Interview # Laurent Baussan De La Clarée

Avis de dépaysement dans les Alpes de Haute Provence. Je vais vous raconter une rencontre à La Fare 1789, près de Forcalquier, où la pierre sèche côtoie les oliviers et le cade. Le soleil de printemps chauffe la terrasse, la grande salle à manger est fraîche. Sans appareil photo pour capter les couleurs de cette journée mais un Moleskine sous la main, je fais la connaissance de Laurent Baussan, fondateur de La Clarée, marque de cosmétique biologique et bien plus.

Parcours. Laurent Baussan est tombé dans les cosmétiques quand il était petit avec L’Occitane et a exploré le processus de saponification à Dakar et à Cap Vert. Il a été à l’origine d’une gamme cosmétique biologique en 2004 dont le partenariat et la formulation avec Ecocert se sont révélés compliqués. La Clarée est donc arrivée en 2007 répondant à plusieurs objectifs :

  1. Développer une gamme de produits biologiques 3 à 9 fois au-dessus des normes Ecocert.
  2. Valoriser un déchet, la feuille d’olivier.
  3. Travailler en synergie avec des producteurs et des laboratoires locaux.

En un mot, chercher à faire un produit très bio, à la fois éthique et solidaire, mais aussi une gamme technique avec des principes actifs et un bénéfice produit reconnu par les centres de soins et d’esthétique. Lire la suite