Campagne Max Havelaar « C’Est Meilleur »

2009_08_03Vu dans Le Point de cette semaine : une campagne pour le label de commerce équitable Max Havelaar qui renvoie au site Internet C’est meilleur. Démonstration en 3 points : les produits du commerce équitable sont meilleurs pour moi (parce que c’est bon ou c’est beau), meilleurs pour les producteurs (parce qu’ils sont rétribués régulièrement et plus justement), meilleurs pour l’environnement (parce que les techniques écologiques sont encouragées).

L’utilisation de la réthorique du bon et du bien est risquée parce qu’elle implique que de la production à la distribution, la filière équitable soit sans reproche. Or elle n’est pas toujours transparente – cf critiques de Christian Jacquiau. Heureusement, il y a l’autodérision de Mademoiselle Agnès et de Jocelyn Quivrin.

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Revue De Presse # Quinzaine Du Commerce Equitable

Du 9 au 24 mai avait lieu la Quinzaine du Commerce Equitable organisée par la Plate forme du commerce équitable et relayée notamment par Max HavelaarAlter Eco et Ethiquable. L’Express y consacre un dossier et une interview de Joaquin Muñoz, directeur de Max Havelaar France, qui met en lumière la complémentarité bio/équitable et incite à une démarche de développement durable à la fois prudente et cohérente (voir à ce propos l’édito d’Eco-Sapiens).

C’est sur Libé que j’ai lu un enquête intéressante, à propos du partenariat entre le café Malongo et des producteurs mexicains. Sous le titre « Un café trop serré », Guillaume Launay montre que même si le commerce équitable assure un prix premium indifférent aux fluctuations du marché et permet d’investir dans des infrastructures pour les familles des producteurs, leur situation reste précaire. Francesco Van Der Hoff, co-initiateur du label Max Havelaar, préfère maintenant parler de « marché différent » plutôt que de commerce équitable. Il initie et suit des projets au Mexique mais reste réaliste devant le poids des intermédiaires et de la grande distribution qui, selon lui, utilisent l’argument équitable pour « laver leur image ». Consoglobe rejoint ce constat peu fataliste en montrant du doigt Monoprix qui se vante d’être un « acteur historique du commerce équitable  » et Leclerc dont l’ambition est d’être le « premier distributeur de produits équitables ». Le développement des labels et des marques de distributeurs (MDD) de commerce équitable est peut-être un passage obligé, écrit François Lerin, du Courrier de la Planète. Le tout étant que les consommateurs continuent à avoir confiance en cette filière, à apprécier du chocolat et du café labellisé et élargissent leur consommation équitable aux produits non-alimentaires tels que les vêtements et les meubles.

Deux remarques à la suite de cette revue de presse. Pendant que les visuels de la Quinzaine incitent à prendre le pouvoir et à changer le marché, les publicités de Carrefour Discount présentent un litre de jus d’orange à 0,85€. La qualité est moindre et les oranges ne viennent certainement pas de coopératives brésiliennes… D’un autre côté, je lis avec intérêt l’interview de Sally Singer, photographiée dernièrement par Todd Selby. Cette collaboratrice de Vogue défend la philosophie « acheter moins, acheter mieux », justifie le prix de certaines pièces de créateurs et critique les rabais opérés par les grands magasins. Il y a bien outre-Atlantique des pionniers de la consommation raisonnée, ici et là des personnes s’engagent, affirment, créent, inventent et pensent différemment.