Green Interview # Joséphine, Moody Green

Amis juilletistes, vous faites bien de continuer à suivre ce blog ! Aujourd’hui et demain, je vous propose 2 interviews bien dans l’air estival, qui vous inviteront à rêver de vêtements et objets de qualité, imaginés par des passionnés et créés par des petites mains expertes, pour durer.

Première rencontre avec Joséphine, co-fondatrice de Moody Green, joyeuse petite marque de t-shirts et d’écharpes en coton bio, qui répond aux 3 questions de la green interview avec un entrain communicatif.

Parcours. J’ai 28 ans et je travaille dans la mode depuis plusieurs années, de Lovemilla à Issey Miyake en passant par The Kooples. Je suis maintenant acheteuse chez Monoprix. La création de Moody Green est partie d’un petit moment de folie avec Charlotte, amie d’enfance qui travaille chez Greenaffair. Nous sommes conscientes que nous faisons partie d’un large mouvement de marques dites éthiques et que pour que cette aventure fonctionne, il faut du temps (à défaut d’argent).

Nous avons choisi de créer un produit unique, le t-shirt – parce qu’il accompagne tout au long de la vie (neuf dans la journée, usé pour dormir) et parce qu’il se marie avec une veste pour aller au travail ou avec des jeans pour une tenue plus décontractée. Ma soeur scénariste a écrit un texte sur la vie d’un t-shirt, texte qui est joint avec chaque t-shirt Moody Green. Avec les chutes de tissu, nous fabriquons des écharpes qui sont des accessoires pratiques et douillets.

Le coton biologique est cultivé en Inde et les t-shirts & écharpes sont également fabriqués dans des ateliers indiens. La recherche de fournisseurs a été compliquée mais nous avons finalement trouvé une usine intégrée qui peut nous garantir la provenance du coton et la confection de nos textiles. Nous sommes satisfaites d’avoir pu concilier une démarche éthique et une recherche esthétique. [ndlr – voilà de quoi relancer les débats sur le Made in Bengladesh]. D’ailleurs nous avons choisi de soutenir l’ONG Environmental Justice Foundation. en leur reversant 1€ pour chaque t-shirt acheté. Lire la suite

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Green Interview # Nicolas, Faguo

2013_04_26

Changement d’échelle. Je vous parlais de la collection Conscious du géant suédois H&M qui faisait la part belle au coton bio et au polyester recyclé avec l’image de Vanessa Paradis, place maintenant à la collection capsule issue de la collaboration entre la petite marque française Faguo avec les Danois de A Question Of. Retour sur une opération série limitée de chaussures en coton bio racontée par Nicolas, co-fondateur de la marque.

Parcours. Nicolas, 26 ans, a débuté l’aventure Faguo voilà 4 ans dans le cadre de son cursus en école de commerce. Plutôt que de faire un stage dans une entreprise renommée, il souhaite créer sa structure avec un ami de promo, Fred. Partis en Chine dans le cadre d’Erasmus, ils découvrent le goût pour l’entrepreneuriat au sein de la culture chinoise. A leur retour en France, ils décident de monter leur boîte. Pas forcément fétichistes de la chaussure, ils choisissent de créer un produit répondant aux exigences financières et esthétiques des étudiants et surtout française – d’où le nom, Faguo, qui signifie France en chinois. Loin du rêve de Nike, l’aventure Faguo commence avec 5000 paires produites avec les investissements des amis dits ‘ambassadeurs’ dans les universités et les écoles. Signe distinctif : un bouton en noix de coco. L’idée fonctionne (2000 paires vendues à Paris et 1200 à Lyon en quelques jours grâce à l’action des ambassadeurs) et les réseaux sociaux, Facebook en première ligne, permettent de relayer les informations et de constituer une communauté Faguo avant que les circuits de distribution se mettent en place.

Le projet étudiant d’alors emploie aujourd’hui 14 personnes en CDI et 3 stagiaires. Les valeurs de Faguo constituent une colonne vertébrale qui donne un sens à son développement : mode > une collection automne-hiver et une printemps-été, ainsi que des collections capsules ; dynamisme > une start-up très réactive autour d’une communauté de clients et de fans ; responsabilité > une prise de conscience de l’impact environnemental de la production de chaussures. Lire la suite

En Attendant Mes Veja

2009_06_25

J’admire le parcours de Sébastien Kopp et François-Ghislain Morillion de Veja et j’attends de trouver LA paire en cuir. C’est une espèce assez hors du commun au royaume des baskets de ville : toile en coton bio du Nordeste, semelle en caoutchouc naturel d’Amazonie et cuir écologique produit également au Brésil. Ajoutez à cela de fortes convictions: travailler avec de petits producteurs ou des coopératives en suivant leur rythme de production, privilégier le transport maritime à la voie aérienne, innover constamment. Saupoudrez une stratégie de communication mettant en avant les valeurs de ses fondateurs, convaincus qu’un autre monde est possible en travaillant autrement, que commerce équitable + production biologique = belles baskets.

La marque s’est construite avec une bonne dose d’idéalisme et de bouche à-oreille. Soirée de lancement en 2005 au Palais de Tokyo, site internet ambiance urbaine et blog militant sont ses outils pour promouvoir des baskets bien dessinées qui respectent l’homme et l’environnement. Sans oublier de nombreux reportages et interviews dans la presse et dernièrement, à l’occasion de la Quinzaine du Commerce équitable, un chat avec L’Express Styles.

À la critique de l’engagement éthique comme argument marketing, Sébastien Kopp répond que Veja préfère mettre en avant ses procédés de production plutôt que de développer une campagne publicitaire ou payer pour du placement de produit. La démarche « consiste à montrer ce que nous faisons en amont : comment sont produites les baskets, avec quels matériaux, quelles sont les chaînes agricole, économique et industrielle que l’achat d’une basket implique » explique-t-il.

Vous avez sûrement croisé la combinaison slim/Veja – signe que la marque est passée de la niche éthique à la rue. Elle a même un petit cousin, Faguo, né de deux étudiants qui créent le buzz avec l’idée une paire produite = un arbre planté. J’aime bien leur bouton de noix de coco apposé sur le côté mais les Veja Tauà Leather aubergine restent de loin mes préférées.