Campagne Aigle ‘Miss Juliette’

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Vu dans Madame Figaro la semaine dernière : la campagne Aigle pour la botte Miss Juliette (visuels Le Biscuit).

Vous vous souvenez des belles images d’Aigle, Pour la réintroduction de l’homme dans la nature ou At home in nature ? La marque continue à jouer avec ces codes avec la botte Miss Juliette. Toujours de longues jambes mais la boue a disparu : les chatons jouent sous la pluie et font du charme à la jeune femme urbaine et chic.

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Paris Londres Tokyo Nature. Bottes en caoutchouc confectionnées à la main en France. Au-delà des images qui ne détonnent pas dans un magazine féminin, le travail sur les mots est poursuivi. Le premier ancrerait Aigle dans la nature mieux que dans toute capitale européenne ou nippone. La nature serait inspiratrice et accueillerait presque en son sein les bureaux où travaillent ses designers et ses comptables. Le second souligne l’origine française des petites mains qui réalisent ces bottes. Ce n’est pas tout à fait les portes ouvertes de LVMH ou l’aventure Repetto mais l’esprit est semblable. Finalement, cette campagne en dit peu (ce n’est ‘le caoutchouc est le nouveau bois’ pour parodier Daddy) mais elle en dit suffisamment pour qu’Aigle reste une des marques les plus nature, eco-friendly parmi les annonceurs dans les pages glacées des Madame Figaro et consoeurs.

Et puis, il y a l’effort de storytelling, l’envie de raconter une histoire Made in France avec des artisans appelés maîtres caoutchoutiers. Une belle vidéo met leur travail en image. On aurait pu imaginer un travail sur l’origine du caoutchouc, et la gestion des hévéas au Brésil ou dans un pays de ces latitudes. Sans assertion environnementale, le message est orienté vers le savoir-faire, la mise en valeur de métiers artisanaux/industriels qui sont porteurs d’emploi. Un héritage on ne peut plus actuel.

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Green Interview # Thibaut Mallecourt, Les Petits Frenchies

Oui, amis juilletistes, vous avez bien fait de continuer à venir lire par ici. Après l’interview de Joséphine de Moody Green, c’est le tour de Thibaut Mallecourt pour Les Petits Frenchies. Ce site lancé en novembre dernier fait la part belle aux jeunes marques françaises, « créatrices de tendances d’aujourd’hui et de demain ». Lisez plutôt.

Parcours. 29 ans, formation en commerce et management. J’ai lancé Les Petits Frenchies en novembre 2012 après avoir monté une première start up, SoWeTrip, revendue à un industriel du secteur, Easyvoyage. Nous sommes aujourd’hui trois associés et quatre opérationnels. Notre mission est de crédibiliser et créer de la visibilité qualifiée aux marques françaises proposant des produits et services de qualité.

Nous avons choisi notre nom avec d’une part « Frenchies » pour marquer notre positionnement français et d’autre part « Petits » pour souligner ironiquement la capacité de jeunes marques innovantes à grandir. Après plusieurs mois de travail, notre quotidien tourne autour de cette réalité > Nos entreprises ont du talent, aimons-les !

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Pêle-Mêle Cosmétique Autour De Santa Maria Novella

Vanity, Garance Doré

J’ai beaucoup lu de magazines féminins ces derniers temps et scruté le traitement des cosmétiques naturels, bio, équitables. La liste des gammes labellisées des marques grand public s’allonge – Timotei Organic Delight en France et Organic+ en Chine en sont le dernier exemple – le créneau se porte bien, tandis que la mention sans paraben est devenue un passage obligé, parfois décrié. Malgré des évolutions dans les formulations des produits perceptibles ces dernières années, la communication des marques évolue peu, et finalement se ressemble d’une campagne à l’autre. L’argument naturel est quelque peu galvaudé à force d’être partout.

Alors je regarde aussi des marques de niche, celles qui ont une identité forte, des valeurs qui inspirent et des origines qui font rêver, bref qui évoquent une Madeleine de Proust. Lire la suite

Green Shoes Are A Woman’s Best Friends

Pour faire suite à l’interview d’Emmanuel Cortez de FYE et sur invitation de Sarenza

Les chaussures sont les meilleures amies de la femme avec les diamants, c’est bien connu, surtout avec une touche green. Depuis ma recherche de Veja, j’ai vu passer de plus en plus de paires avec un équilibre qualité/sourcing de plus en plus satisfaisant dont les dernières en date sont la basket FYE et Toms. Petite revue des changements de consommation en 5 points.

Devenir une adepte du troc et de la seconde main. Je récupère plutôt que d’acheter neuf. Ma soeur confirmera, j’adore emprunter.

Acheter Made in France ou Made in Italy. Même si les matières premières viennent de plus loin, il me semble essentiel de maintenir le savoir-faire des petites mains de nos contrées. La région des Marches en Italie vaut la visite rien que pour découvrir les magasins d’usine de chaussures moyen et haut de gamme.

Lire, lire, et encore lire sur les labels. Gage que les matières premières sont de qualité, de production biologique et/ou équitable, avec une prise en compte globale des facteurs économiques et sociaux liés à leur production.

Aimer ce que l’on achète. Vous aurez compris que je fais peu d’achats impulsifs…

Puis s’approprier l’objet. j’aime l’idée qu’un objet ait plusieurs vies. Parfait quand la paire en question dure, type K Jacques, dénichée chez un artisan du cuir ardéchois dans mon cas.

Et enfin, les lâcher de temps en temps, parce que rien ne vaut le contact du sable sous la plante des pieds…

Labels & Cosmétiques : L’Exemple De 255 And ME

Le rapport TerraChoice 2010 met en avant les sept péchés du greenwashing, sept pratiques répandues dans le champ de la communication des marques présentant des arguments environnementaux. Par rapport à l’an dernier, un élément supplémentaire est à noter, celui de la reconnaissance des labels. Cette question de la labellisation est cruciale parce qu’elle conditionne la confiance des consommateurs dans les produits issus de l’agriculture raisonnée, biologique ou équitable – je fais volontairement ici le rapprochement entre des catégories de produits dont les chartes diffèrent mais qui reposent sur la crédibilité des labels. Or la recherche de modes de production et de consommation alternatifs passe, selon moi, à la fois par la labellisation ou l’absence de labellisation et je vois un exemple significatif dans le domaine des cosmétiques avec 255 and ME. Lire la suite