Collage # Embrace Nature. Choose Ethical Cotton

2015_12_11

Ce collage clôt la série sur la COP21 et le film Demain avec une question : quel est le pouvoir du citoyen, consommateur, militant pour des lendemains qui chantent ? Sans angélisme, je pense que nous avons bien plus d’influence que ce que nous pensons. Nous échangeons et achetons, presque chaque jour, des produits alimentaires, textiles, décoratifs, électroménagers et j’en passe. Dans chacune de ces décisions d’achat, je vois une opportunité de préférer une façon de produire à une autre.

J’aurais pu prendre l’exemple des déplacements ou de l’énergie mais je prends celui du textile à partir de la campagne Cotton USA parue dans Marie-Claire Italia. Si l’argument naturel est séduisant – mieux vaut du coton que du polyester non ? – il ne fait qu’effleurer la question de la durabilité de cette culture. Américaine, oui. Consommatrice d’eau et de pesticides, re oui. Subventionnée, aussi. Je voudrais voir des pages de pub de la Confédération européenne du lin et du chanvre à la place !

La question de l’éthique dans la mode ne supporte pas de réponse simpliste de type « je n’achète plus chez Benetton depuis le drame du Rana Plaza ». Du coup, je ne peux jeter le bébé Conscious avec l’eau du bain H&M, dont 2 modèles japonisants sont représentés sur le collage. Cela me donne plutôt l’occasion de me demander si un label bio sur un vêtement est la panacée, ou bien s’il faut en avoir une vision globale, du tissage à la teinture en passant par la qualité et le cycle de vie ? (La réponse à laquelle je souscris est évidemment la 2e et dans l’extrait d’interview de Stella McCartney que j’ai découpée, j’aime l’idée de désir et de souvenir en parlant des vêtements.) Les occasions ne manquent pas maintenant de trouver la pièce éthique et faite pour nous, au Centre Commercial à Paris ou chez les Curieux à Lyon.

Bonne fin de semaine en attendant le document final de la COP 😉

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On Prend Les Mêmes Et On Recommence

2014_05_21#1b

Je vous partage le coup de coeur de la semaine que j’ai nommé Biocoop. Merci à l’enseigne bio de m’avoir régalée quand j’attendais le bus où le tram ! Je n’étais pas sûre d’avoir bien lu. N’achetez pas de fraises en hiver ? N’achetez pas de cosmétiques qui ne sont pas bio ou naturels ? Je crois que seul Patagonia a communiqué de cette façon. Bien plus percutante que les précédentes, cette campagne ‘Achetons responsable’ détonne – merci Fred & Farid. Si vous voulez creuser la question, je vous conseille l’excellent Des fraises en hiver et autres besoins inutiles de notre alimentation de Claude-Marie Vadrot.

 

2014_05_21#1a

Hier, je faisais un bilan mitigé des évolutions qu’ont connus les messages peints en vert depuis cinq ans. Je m’étais fait la réflexion à plusieurs reprises que des publicités continuaient à s’afficher sans scrupule ni vergogne, comme si le phénomène de greenwashing n’avait fait que s’amplifier. Comme si cela plaisait à la réclame de prendre les mêmes pour mieux recommencer.

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Equitable

2013_04_04#1

[Equitable cette collection Conscious ? Food for thought pour cette rubrique Green Dictionnary que j’ai peu entretenue dernièrement.]

Equitable adj. Un terme qui caractérise ce qui est conforme à l’équité, qui garantit un traitement selon le droit et le mérite. L’idée d’équité n’est pas une idée neuve en Europe et dans le monde entier, pourtant une question revient avec toujours plus d’insistance, pour des rapports économiques et sociaux justes non seulement entre pays du Nord et du Sud, mais aussi entre acteurs locaux, nationaux, européens.

Un terme utilisé dans bien des contextes, vulgarisé dans le domaine de la consommation de biens par Max Havelaar, aux produits issus de contrées lointaines type café, sucre ou chocolat qui entrent dans le cadre d’un cahier des charges strict, assurant juste rémunération et conditions de travail décentes. On voit fleurir pléthore d’expressions synonymes telles que respect des hommes et de l’environnement, ou soutien aux communautés locales (cf. note précédente). Mais aussi, plus près de nous, des concepts tels que Made in France, économie circulaire, circuits courts. Alter Eco propose d’ailleurs des produits français avec le label équitable.

Un exemple. La collection Conscious d’H&M, en magasins aujourd’hui, met à l’honneur le coton bio et une mode durable. Le plan com’ est impeccable, l’égérie glamour mais proche des clientes d’H&M, des vêtements pile dans la tendance, une problématique (Mais pourquoi gaspiller la mode ?) digne des marques pionnières bio et/ou équitables. Un message à l’opposé de ceux communiqués dans les autres campagnes, où une collection chasse l’autre, où le prix est l’unique variable d’ajustement ; un message peu compatible avec les méthodes de distribution et de vente du géant du textile. Une opération de ce style, d’une enseigne à forte notoriété est-elle équitable face à celle d’une pme engagée dans le bio qui communique à un public restreint ? Quat’rues a tranché, Youphil aussi.

2013_04_04#2

Autre exemple. Ekitinfo propose tout au long du mois d’avril et de mai de voter pour des idées innovantes permettant de faire avancer le recours aux produits issus du commerce équitable au travail. En réfléchissant à cette initiative, j’ai fait le lien – suivez-moi jusqu’au bout, lecteurs – avec l’architecte et designer India Mahdavi, dont les créations d’espaces de travail (restaurants, hôtels…) et son sens du mélange des couleurs/matières/influences me passionnent. L’illustration parfaite des réalisations possibles dans une société sans frontières. Sans forcément arriver à son niveau de sophistication, je m’interroge sur l’origine des matériaux qu’elle utilise. Je voudrais connaître le prix social et humain de ces intérieurs, savoir s’il y a des éléments chinés ou des matériaux recyclés. Je trouverais équitable de lire sur une étiquette le nom de l’artisan qui façonne ce meuble. C’est d’ailleurs la question que je me pose pour une grande partie de mes achats – où est l’artisan, celui qui a le savoir-faire, la connaissance du processus de fabrication de A à Z… équitable, cette foule d’associations d’idées ?

Campagne H&M « Pourquoi Gaspiller La Mode »

2013_03_25#1

J’étais intriguée, la semaine dernière, de voir des sacs de shopping H&M estampillés « Pourquoi gaspiller la mode ? » en caractères verts sur fond clair. C’est le printemps, c’est le retour de la collection Conscious, ai-je conclu. L’irruption du coton bio chez le géant suédois du textile date de plusieurs années – l’une de mes premières notes sur ce blog, il y a 4 ans, y était consacrée. Les années passant, il me semble que le ton du discours est devenu plus engagé. Les campagnes publicitaires qui tendaient hier à représenter les vêtements présentés par des modèles mondialement connus dans un cadre arboré/naturel/fleuri, sont aujourd’hui doublées de campagnes de sensibilisation pour le réemploi des vêtements.

Premier changement notable, la présence de Vanessa Paradis et l’accent mis sur son intérêt pour le vintage. Charmant article dans Paris Match. Pas mal l’idée d’une conversation avec elle sur son style et ses modes de consommation :

Second point à souligner, l’argumentaire employant des termes forts comme « initiatives éco-responsables« , « soutien à des communautés locales » ou encore « démarche résolue en faveur d’un avenir plus durable pour la mode« . Voyez plutôt les slides présentant les engagements de H&M afin de ne plus gaspiller la mode Lire la suite